L'Officiel Art

Peut-on vraiment porter des bijoux archéologiques?

La démarche est pour le moins inattendue : confier à un aréopage de designers la réalisation de bijoux dont la particularité est d'être construits autour d'une pièce d'antiquité égyptienne, grecque ou romaine. C’est la folle et séduisante entreprise menée par la galerie La Reine Margot, qui a rassemblé une douzaine de créateurs dont les réalisations (bagues, pendentifs, colliers et broches) racontent quelques millénaires d'humanité. A découvrir dans l'exposition “Signes des temps".
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Du haut de ses plus de quatre-vingts ans, la galerie parisienne La Reine Margot (fondée en 1938) est la plus ancienne établie dans la capitale avec pour cœur d’intérêt l'archéologie. Les témoignages de l'Egypte, la Grèce, la Rome antiques voisinent ainsi avec les arts d’Asie (Chine, Cambodge, Thailande, Inde...) et du Moyen-Orient (Mésopotamie, Perse...). Autant de pièces destinées à nourrir les imaginaires et à incarner, de leur éloquente présence, les lieux où elles sont exposées. S’incarner dans un intérieur ou “habiller” un corps en mouvement, il n'y avait qu'un pas. Ainsi, dans le prolongement de sa rencontre avec le joaillier allemand Wolfgang Skoluda – acquéreur d’éléments archéologiques destinés à être intégrés dans ses créations –, Gilles Cohen a-t-il développé, depuis le milieu des années 1990, des collaborations avec des créateurs de bijoux contemporains issus du monde entier,

Le cru 2019 rassemble Bénédikt Aïchelé, Amanda Chen, Ambroise Degenève, Rosset Gaulejac, Yves Gratas, Jean Grisoni, Rehem Hagit, Peggy Huin Kinh, Frank Margeuron, Elena Meyer, Amélie Viaene, Emily Wiser. Au total, vingt-cinq bijoux conçus en exclusivité viennent enrichir le patrimoine de la galerie, à découvrir dans le diaporama ci-dessous.

 

“Signes des Temps”,
jusqu'au 16 mars,
Galerie La Reine Margot,
7, quai de Conti, 75006 Paris.

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