Pop Culture

Moodoïd : "J'ai grandi dans la musique"

Quatre ans après Le Monde Möö, le musicien (et réalisateur) Pablo Padovani, aka Moodoïd, revient avec Cité Champagne, un second album tous azimuts, entre rock progressif, jazz et pop japonaise.
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La première chanson que vous ayez entendue ?

"L’hélicon" de Boby Lapointe, enfant, sur la route des vacances.

Et la première que vous ayez chantée ?

En classe de sixième, avec mon tout premier groupe de rock, j’avais “interprété” une reprise de "Hello I’m Joe", la chanson qu’on apprenait en cours d’anglais.

Racontez-nous votre vie avant Moodoïd...

J’ai grandi au contact de la musique – mon père est musicien de jazz – mais, en même temps, j’ai toujours été attiré par le septième art. J’ai donc fait des études de cinéma puis j’ai commencé à réaliser des courts-métrages, des clips, tout en jouant de la guitare pour le groupe Melody’s Echo Chamber... Aujourd’hui encore, je suis musicien ET réalisateur.

Quels sont vos modèles, en musique ?

Le groupe de synth-pop japonais Yellow Magic Orchestra. Steely Dan, aussi, comme toute cette mouvance de pop “érudite” sur fond d’instrumentation jazz qui a surgi au début des années 1980.

Trois mots pour définir votre second et nouvel album, Cité Champagne ?

Amour, urbanité... et champagne.

Cette urbanité rompt avec les montagnes de crème fouettée du Monde Möö. Parlez-nous de votre géographie imaginaire.

Je construis toujours mes chansons autour d’un imaginaire cinématographique. Avec Cité Champagne se dessine une ville inconnue et hybride, dans le genre Terry Gilliam, inspirée de toutes les mégalopoles que j’ai pu visiter ces deux dernières années : Rio de Janeiro, Sao Paulo, Los Angeles, Tokyo...

On vous compare souvent à un caméléon... Si vous pouviez vous réincarner en quelque chose, la question ne se poserait pas ?

Je choisirais plutôt un iguane ou un serpent, un reptile plus rusé, voire plus dangereux, qu’un caméléon.

Album Cité Champagne de Moodoïd, dans les bacs le 8 juin. En concert au festival Days Off à la Philharmonie de Paris, le 5 juillet prochain.

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