L'Officiel

Rencontre avec Joséphine Le Tutour

13.07.2015
IMG_9761 Difficile de marcher sur les pas d'Inès de la Fressange, de Laetitia Casta, d'Audrey Marnay... Et pourtant, Joséphine Le Tutour incarne la relève avec élégance et panache. Cette jeune française de vingt ans, lauréate du concours Elite en 2011, tient le monopole des podiums depuis plusieurs saisons, et a séduit les plus grands créateurs par sa démarche vaporeuse et sa tête bien faite. Nous l'avons rencontré en backstage du défilé Elie Saab haute couture, à quelques minutes d'entrer sur le podium. Avec une fraîcheur détonante, elle nous a raconté son aventure.  Propos recueillis par Mathilde Berthier   Vous remportez en 2011 le concours Elite Model Look France. Comment l'aventure a-t-elle commencé pour vous ? Avez-vous toujours voulu être mannequin ? Tout a commencé très simplement pour moi : j'ai rencontré ma meilleure amie en 1ère et elle m'a parlé du concours Elite Model Look. Elle pensait que j'avais le potentiel pour participer. J'ai donc suivi ses conseils...et j'ai terminé première de la finale France en 2011. Que faisiez-vous avant de devenir top ? J'étais en première ES en Bretagne. J'ai passé mon bac là-bas, et j'ai ensuite commencé ma carrière de mannequin. Quel est votre premier souvenir marquant dans le mannequinat ? Je pense que c'est mon voyage en Australie. C'était mon premier grand voyage toute seule, quelques temps après avoir obtenu mon bac. Je suis partie deux mois là-bas pour apprendre à poser, à marcher sur le catwalk, et cela m'a vraiment marquée. saa_HC_fw15_049-682x1024 Vous êtes l'une des mannequins françaises les plus plébiscitées actuellement. Avez-vous le sentiment d'incarner une forme d'élégance "à la française" ? C'est difficile pour moi d'avoir un regard objectif par rapport à ça... Mais, effectivement, on me dit souvent que je reflète un certain charisme à la française. Vous défilez pour des maisons aux styles bien distincts. Femme fatale chez Elie Saab, parisienne rétro chez Chanel, muse effortless chic chez Stella McCartney : comment vous glissez-vous dans chacun de ces personnages ? Je pense que, quand on est mannequin, le plus important est d'avoir cette capacité à être versatile et à pouvoir, en fonction de chaque look, refléter différentes images, différents personnages. La musique et le décor créent une ambiance bien particulière dont on s'imprègne au moment de marcher. A chaque show, on est quelqu'un d'autre, quelqu'un de différent. Nous sommes en backstage du show Elie Saab, pour qui vous défilez fréquemment. Comment définiriez-vous l'homme, et le style qu'il véhicule ? Le défilé Elie Saab, c'est toujours un défilé que j'adore. Je réalise ici un rêve de petite fille, car Elie Saab créé vraiment des robes de princesse ! Quand on fait du mannequinat, c'est toujours un bonheur de porter des robes de haute voltige, des robes qu'on ne voit nulle part ailleurs que pendant la semaine de la couture. Où peut-on vous croiser pendant la fashion week ? Malheureusement, je n'ai pas du tout le temps de sortir pendant la fashion week de Paris... On peut donc me croiser en backstage, à l'hôtel...ou sur un taxi moto ! Pouvez-vous nous décrire votre journée type pendant la semaine de la haute couture ? Aujourd'hui est une journée calme pour moi : je me suis levée à 8h et je suis venue directement ici. Ensuite je vais rentrer chez moi et me reposer. Demain, je prends l'avion pour Rome, où je vais défiler pour Valentino. Comment envisagez-vous la vie après le mannequinat ?  Je vais revenir en France, c'est sûr. Je n'ai pas trop envie de rester vivre à New York, car j'ai toute ma famille en France et la culture du pays me manque vraiment. Je ne sais pas trop ce que je voudrais faire ensuite, je me laisse la liberté de choisir en temps voulu ! Que peut-on vous souhaiter avant d'entrer dans "l'arène" pour le show Elie Saab ? Que tout se passe bien, et que le show soit magnifique ! IMG_9712