La semaine parisienne d'Erica Pelosini

16.03.2015

_C6I5679Paris Je t’aime,

Si je devais résumer la Fashion Week de Paris en un mot, ce serait ''magique''. Berceau des plus grandes maisons de couture comme Chanel, Givenchy, Louis Vuitton, Balmain, Christian Dior et Saint Laurent, Paris est incontournable. Toutes ces maisons défilent dans des lieux incroyables : le Grand Palais, le jardin des Tuileries, l’Hôtel Salomon de Rothschild ou encore l’Hôtel de ville, lieu du show Dries Van Noten.

Mêlant jacquard luxueux, paillettes et fourrures sexy en diable, le premier défilé auquel j'ai assisté était une réussite. Après Dries Van File2034Noten, je me suis rendue chez  Rochas, qui a mis en exergue l’élégance classique et sophistiquée de la femme française. Puis j'ai filé au défilé Vionnet, qui avait lieu au musée Pompidou. Dans un décor mystique, et sur fond de musique live, entonnée par une chanteuse aux pieds nus, la créatrice Goga Ashkenazi a imaginé une collection classique, faite de robes drapées et de couleurs pastel.

Pour ma première soirée de fashion week, je suis allée dîner avec mon amie Ellen Von Unwerth au restaurant La Belle Époque.

Le deuxième jour, j’ai assisté à mon défilé préféré : Balmain au Grand Hôtel. Olivier Rousteing, que j’ai la chance de connaitre depuis 10 ans, (il était à l’époque assistant chez Cavalli à Florence) aime repousser les limites du sexy. Robes à lanières, décolletés plongeants et jeux de transparences composaient le vestiaire de cette femme fatale.

RZV_9079Dans l’après-midi, Alber Elbaz a présenté sa collection Lanvin pour l’automne-hiver prochain. Sur son moodboard cette saison, les charmes orientalistes du Maroc. Sacoches, passementeries, motifs berbères, peaux de serpents et harnais de cuir composaient cette jolie collection. La maison Lanvin ouvre également la première retrospective consacrée à sa fondatrice, Jeanne Lanvin (1867 - 1946) au musée Galliera. Les réjouissances se sont poursuivies à l’hôtel Shangri-La, où nous avons siroté du champagne avec Jared Leto, Maria Grazia Chiuri and Pierpaolo Piccioli, Jeremy Scott et bien sûr Alber !

Le troisième jour était consacré à Dior. Le défilé a eu lieu en milieu d'après-midi, dans la Cour Carrée du Louvre. Raf Simons s’est amusé à retravailler l’esthétique des années 60, en les ennoblissant d’une sensualité animale résolument contemporaine. J’ai particulièrement aimé les bottines à talons en plexiglass (déjà repérées lors du show haute couture) qui se transforment parfois en cuissardes de vinyle colorées et moulantes.

Le soir, la maison Dior avait organisé une soirée aux mythiques « Bains douches », qui viennent tout juste de réouvrir leurs portes.

Le jour suivant, Elie Saab a dévoilé une collection faite de manteaux sombres aux volumes XXL, de robes longues rouges et vertes parfois agrémentées d’imprimés tie & dye. Dans la soirée, j’ai retrouvé mes amis Mary Katrantzou, Peter Dundas ainsi que toutes les filles du dernier show Pucci : Lily Donaldson, Natasha Poly et Anja Rubik dans le magnifique appartement parisien d’Elie Saab.

C’est avec le show Kenzo qu’a commencé mon dimanche matin. La forêt, les bois, ont servi d’inspiration à la collection d’Humberto Leon_C6I6299 et Carol Lim. Des vêtements confortables mais élégants, comme des anoraks, ponchos, et châles apportant une source de chaleur à l’ensemble.

Après Kenzo, Emanuel Ungaro. Véritable ode au point, Fausto Puglisi a montrer avec cette collection à quel point nous pouvons le décliner. Des oeillets au jacquard en forme de cercle, il a merveilleusement sut exploiter cette forme. Le défilé était composé d’allures tantôt ultra féminine, tantôt masculine,  dans des couleurs noires, blanches, et or. Puis pour finir, un petit groupe de robe cocktail, principalement noires.

Le défilé suivant était Céline, avec un véritable sens de l'enjouement. De gros pom-poms, des motifs de loutres, renards, et des duvets. Tout cela montrait vraiment une nouvelle facette de la marque.

Vient l’heure de déjeuner. Pour moi, le meilleur brunch à Paris est celui du Royal Monceau. Un mur de verre coloré encadre la cuisine ouverte, qui sert le brunch de la manière la plus élégante qu’il soit. Des exquises pâtisseries, macarons et chocolats de Pierre Hermé aux omelettes, saumon et fruits les plus frais, il s’agit d’un brunch plus que suffisant, que j’aime accompagner d’une petite coupe de champagne !

Après cette pause gourmande, direction le défilé Chloé. Rien de mieux pour évoquer le chic bohémien des années 70 qu’un medley des meilleures chansons de Stevie Nicks. Quand sa voix rauque a commencé à chanter «Rhiannon»... nous savions quelle direction cette collection allait prendre. Des ponchos en patchwork, des robes fluides folk à fleurs portées avec des vestes en velours... Le défilé a parfaitement capturé l’esprit des années 1970.

C’est avec Givenchy que je terminais ma journée, et donc avec une des collections les plus sexy de la saison jusque là. Elaborée de manière aussi minutieuse que de la haute couture, nous pouvions admirer des vestes et manteaux grillagées noirs et blancs, plus ornés les uns que les autres... Avec les modèles zigzaguant dans la foule.

_C6I4530Pour dîner ? Mon endroit préféré : Caviar Kaspia. Puis nous avons dansé jusqu’au bout de la nuit chez Castel à l’occasion de la sortie d’un nouveau magazine...,

Le cinquième jour, j’ai assisté au défilé Giambattista Valli, avec un mélange lumineux et audacieux de couleurs, de motifs floraux et d’ornements sculpturaux. Un défilé dans un esprit résolument 60’s.    

Après Giambattista Valli, Hermès. Le défilé a eu lieu dans l’aile des cavaliers de la Garde Républicaine. Une collection luxueuse, sans chichi, et avec beaucoup de self-control. Ce qui, en somme, définit parfaitement l’intemporelle maison parisienne.

Suivi par Saint Laurent, où l’étage entier s'est élévé, révélant une installation lumineuse. Les mannequins, aux allures punk 80s, marchaient sur la piste surélevée. Des capes léopards, des mini-robes à pois, des jupes en cuir moulantes et des collants résille déchirés voir déchiquetés. Des allures rebelles et un gang de filles qu’il ne faut visiblement pas embêter.

Pour terminer la journée, la soirée ''Shades of Dolce Vita'' par Fendi et Thierry Lasry a eu lieu dans la boutique de l’avenue Montaigne, pour IMG_1622célébrer la collaboration du designer avec la griffe italienne. 

Le sixième et dernier jour ne pouvait mieux commencer qu'avec le défilé Chanel. Cette fois-ci, c’est dans une brasserie française que Lagerfeld nous a entrainé au Grand Palais. La Brasserie Gabrielle. Les mannequins entraient dans le bistrot à travers des portes rotatives, et marchaient le long du restaurant. Un véritable équilibre était visible entre l’environnement du défilé et la collection présentée. À la fin du show, les mannequins se sont installées dans le bistro, commandant à partir du menu. 

Petite pause, pour mon traditionnel déjeuner à L’Avenue entre deux défilés et je me suis rendue au dernier défilé de la semaine : Valentino. Le défilé, qui commençait déjà bien, ne pouvait mieux finir, avec Ben Stiller et Owen Wilson (ou plutôt Derek et Hansel) annonçant la sortie prochaine de Zoolander 2.

Pour terminer ce beau voyage dans le capitale de la mode, je me devais de remercier tous les brésiliens qui s’occupent de Caviar Kaspia, notre «Daily Mensa» pendant la fashion week. Et Valentino, qui a accueilli un événement intime à l’Hôtel Salomon de Rotchild en compagnie de Ben Stiller et Owen Wilson.

Au revoir, Paris!

Erica Pelosini