Mariage : rencontre avec Meryl Suissa

22.01.2015
PortraitÀ son image, les robes de mariée créées par Meryl Suissa sont libres, décomplexées... et pétillantes. Couturière aux doigts de fée, cette jeune parisienne nous reçoit dans son showroom, à quelques encablures de la Madeleine.  Propos recueillis par [signature email=mathildec.berthier@gmail.com]   Vous rejoignez très tôt l'atelier de Celestina Agostino, alors que vous étudiez à ESMOD. Avez-vous toujours voulu créer des robes de mariée ? Je n'ai jamais été attirée par le prêt-à-porter. Depuis mon enfance, j'ai toujours été fascinée par la haute couture, par le luxe des matières, l'aura des formes audacieuses... Mes deux stages dans l'atelier de Celestina n'ont fait que confirmer mon amour pour la "couture" en tant que savoir-faire. La maison Meryl Suissa voit le jour en 2011. Quel a été le déclic ? Il n'y a pas eu de "déclic" à proprement parler. Tout s'est enchaîné très rapidement et je me suis laissée entraîner par l'émulation ! En sortant de chez Celestina, j'ai commencé à créer une collection de mini-robes, dont le shooting a connu un succès retentissant sur les réseaux sociaux. Je me suis prise au jeu et j'ai décidé de poursuivre l'aventure, inaugurant mon showroom du VIIIe arrondissement quelques mois plus tard. Mes modèles commençaient à envahir le salon familial...il fallait bien que je m'installe quelque part ! 022d45_896aba70df6646558244649ed32c2ba2.jpg_srz_p_404_605_75_22_0.50_1.20_0 Vos mariées sont parfois habillées sur-mesure : racontez-nous votre processus de création. Contrairement à certaines de mes consoeurs, je ne dessine pas : je travaille directement le tissus. La forme d'une robe émerge au fil du travail de la matière ; ce sont mes mains et mon imagination qui me guident ! Certaines de mes créations sont effectivement faites sur-mesure, bien que je me fonde essentiellement sur les modèles de la collection. Quoi qu'il en soit, tout est modifiable. La robe de mariée n'est pas une pièce figée : je m'adapte à la morphologie de la mariée et je cherche le petit détail qui la mettra à l'aise. Je constate dans vos collections une récurrence de la robe évasée façon "pin-up"... Plutôt Brigitte Bardot ou "Bébé" de Dirty Dancing ? Brigitte Bardot ! J'adore le côté rétro, les robes à évasements, les godets... J'ai grandi bercée par le jazz : la musique joue un rôle clef dans mon travail. Je crée des robes dans lesquelles on puisse danser jusqu'au bout de la nuit. Certaines de vos robes se composent d'un cropped top et d'une jupe longue : qu'est-ce qui vous a inspiré ce modèle ? L'air du temps. Le cropped top est une pièce très actuelle... et qui peut être reportée après le jour J ! Votre mood board culte ? Des nuances de blanc et de noir, des images très douces, beaucoup de fluidité et de structure... J'imagine des hauts chignons à la Audrey Hepburn... Et une bande-son signée Frank Sinatra.  

022d45_0322b6a4337b4e2caa3c88935a7d5b1f.jpg_srz_p_404_605_75_22_0.50_1.20_0Enfin, le mariage idéal selon vous, c'est...

Un lieu : La plage, en France ou ailleurs, peu m'importe... Un traiteur : Des food trucks... et beaucoup de bougies pour le dîner ! Une coiffure : Les cheveux au vent. Un vernis : Beige ou nude... Et pourquoi pas rouge ! Des souliers : Une paire d'escarpins très sobre. De toute évidence, la mariée passe la majeure partie de la soirée pieds-nus ! Un sac : No bag. Un photographe : Un photomaton... Ou un polaroïd sur chaque table ! Un fleuriste : Je n'ai pas de préférence, mais j'aime par dessus tout les roses blanches. Un faire-part : (...) un mail  ! Une tenue pour les témoins : No dress code. Un voyage de noces : Tout plaquer, et partir pendant un mois en Amérique du Sud.