Femmes

L'interview "Cannes" de Gaia Weiss

A l'affiche de "We Are Boats", long-métrage de James Bird projeté au 71e Festival de Cannes, la comédienne française nous parle cinéma et "gender equality" avant sa montée des marches.
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Vous êtes à Cannes pour défendre le dernier long-métrage de James Bird, "We are Boats"... Racontez-nous.

Le mot "Boats" renvoie aux femmes enceintes dans la culture amérindienne. Elles ne sont pas seulement enceintes d’un enfant mais aussi enceintes de projets. Ces femmes apportent la vie, dans tous les sens du terme.

Un thème plus que jamais d'actualité…

Tout à fait. Je trouve ça fabuleux que ce mouvement pour le respect de l’égalité homme/femme émerge, mais, selon moi, l'important est que chacun veille au respect de la personne en général, qu'elle soit femme ou homme. 

Au-delà de la comédie, vous planchez actuellement sur votre premier film comme réalisatrice...

Il y a deux ans, un ami réalisateur m’a incitée à rédiger quelque chose autour du thème de la séparation. J’ai commencé à écrire à ce moment-là, puis l'idée d'un film a germé et, aujourd'hui, mon script est quasiment finalisé. C’est un film qui parle de l’expérience de la perte et de la relation mère/fille.

Qui ou qu’est-ce qui vous a inspirée dans ce projet ?

Mon expérience personnelle. Ma mère est psychologue : quand j’ai commencé à écrire autour du thème de la perte - sur le deuil notamment -, je me suis plongée dans un grand nombre d'ouvrages qu’elle m’avait conseillé.

Parlons Cannes : le Festival, qu'est-ce que ça vous évoque ?

Plus que dans les autres festivals, une certaine magie règne autour de Cannes. J’étais déjà venue par le passé en me disant : "La prochaine fois que je viens, c’est avec un film en compétition’". Deux ans plus tard, c’est le cas.

Quel film symbolise au mieux Cannes, pour vous ?

Quand je pense à Cannes, je pense aux films de la Nouvelle Vague, à ces actrices des années 1950, 1960… Ce qui est drôle, c’est que Godard présente un film cette année. J’aime sa folie…et la structure de Truffaut.

Votre réplique culte de cinéma ?

Le monologue de Kristen Stewart dans "Anesthesia", sur sa place dans le monde et le fait qu’elle se sente incroyablement seule alors qu’elle est entourée de plein de gens.

Vos projets à court…et à long termes ?

Prendre le temps d’écrire en paix, loin des sollications à Paris, Londres, New York… A court terme, je monterai demain (mardi 15 mai, ndlr) les marches du film "Under the Silver Lake", et je me rends ce soir à la soirée de la Fondation Positive Planet, dont je suis ambassadrice. L’idée, c’est de récompenser les films qui transmettent un message, qu'il soit environnemental, sociétal... Pour que le cinéma continue à changer le monde. 

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