Angelina Vangor, la belle de Moscou
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Angelina Vangor, la belle de Moscou

Douée d’un verbe romanesque, le mannequin Angelina Vangor est une blogueuse parfums influente en Russie. Aujourd’hui, elle ambitionne de créer sa propre fragrance.
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Rendez-vous est donné au Park Hyatt, à deux pas de la place Vendôme. Dehors, rue de la Paix, Paris bout comme ses Parisiens, électrisés par des histoires de ballon rond et de thermomètre en délire… Un parfum d’été flotte dans l’air et c’est justement d’odeurs, subrepticement perçues puis très vite fantasmées, qu’Angelina Vangor nous parle d’entrée de jeu : “Tout est une histoire d’associations. Un ‘jus’, une odeur peuvent évoquer aussi bien un nom que des sentiments.” Euphorie, mélancolie, nonchalance… Les théorèmes de la jeune femme sur le parfum sont le fruit de la vie, bien plus que de son expérience, jeune, de blogueuse parfums : “Longtemps, j’ai pensé que les parfums n’étaient que des parfums, qu’ils ne renvoyaient à rien. C’est en captant l’odeur d’un passant dans la rue que j’ai pris conscience de cette puissance évocatrice. Il portait la même fragrance que mon frère décédé. À cet instant, beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface.” Proustienne, la scène sert d’électrochoc à la Moscovite, qui fait alors carrière dans le mannequinat. Elle dévore illico des ouvrages sur la parfumerie, part à la rencontre de grands nez comme Bertrand Duchaufour ou Emmanuel Philip, et finit par créer sa propre bible numérique de parfums : “Petit à petit, mon blog a pris de plus en plus de place dans ma vie. J’essaie malgré tout de continuer le mannequinat pour des marques comme Eleganzza, dont le directeur artistique est un ami.”

“Paris, c’est la capitale de la mode : tout commence ici. J’ai beaucoup voyagé, un peu partout dans le monde, mais la France est le pays où je viens le plus souvent. J’aime me promener ici, au hasard des rues, pour découvrir ce qu’il y a de nouveau et capter l’air du temps.”

Modèle, blogueuse, Angelina Vangor complète son tableau d’influenceuse Instagram aux près de 80 000 abonnés. Des vanités de flacons jalonnent un fil d’actualité ultra-baroque où les robes à ruchés Dolce & Gabbana le disputent à des accessoires dénichés chez Fendi, Coach ou encore Jacquemus, son chouchou français : “Paris, c’est la capitale de la mode : tout commence ici. J’ai beaucoup voyagé, un peu partout dans le monde, mais la France est le pays où je viens le plus souvent. J’aime me promener ici, au hasard des rues, pour découvrir ce qu’il y a de nouveau et capter l’air du temps.” Elle s’y verrait même rester, pour quelques mois peut-être, afin d’intégrer une école de parfumerie… et d’optimiser ainsi ses chances de lancer, un jour, sa propre fragrance : “J’aimerais beaucoup créer mon parfum. J’ai accumulé un certain nombre de connaissances mais pas encore assez pour faire cavalier seul. Je connais ou j’admire beaucoup de parfumeurs, des maîtres pour moi, qui pourraient m’aider à prendre la bonne direction.” Parmi eux ? La Cannoise Annick Menardo, créatrice de Lolita Lempicka pour la maison du même nom, de Body Kouros d’Yves Saint Laurent, le parfum préféré du frère d’Angelina, ou encore de Hypnotic Poison de Dior, parfum que la blogueuse elle-même porte au quotidien : “Ce que j’aime, ce sont les notes gourmandes, à tendance orientale. Si je devais concevoir une première fragrance, ce serait une création unisexe à base de musc et d’encens, mes ingrédients préférés.” L’avenir nous dira si la jeune femme a eu du nez.

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