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La lotion P50 de Biologique Recherche est-elle si miraculeuse ?

La fondatrice de "Lost In Skination" en sait quelque chose sur cette lotion dont tout le monde parle.
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En 2012, alors que je suis en cure thermale à Quiberon, je fais une découverte skincare majeure.

Au moment de sceller l’enveloppement d'algues, de boue et d’argile, tel un saumon en papillote, l’esthéticienne du spa me lance :

  • "Vous connaissez Biologique Recherche ?"
  • "Heu, non."
  • "Très bien, je vous en parlerai après le soin."
  • "Non, non, non, attendez !"

Trop tard, elle finit de me badigeonner le visage. Durant le soin, seule face à moi-même, je pense à Biologique Recherche. J’ai déjà sept ans de skincare dans les pattes et quelques lancements hype à mon tableau de chasse, pourtant je n’ai jamais entendu parler de cette marque mystérieuse.

Après le soin, je me précipite pour en savoir plus. Et là, je découvre l’univers Biologique Recherche. Je suis bluffée : leur diagnostic de peau, leur approche scientifique, le protocole de soins, la richesse des ingrédients. Les produits ne sont vendus qu'en spa ou dans des instituts de beauté spécialisés.

Je suis clouée par tant de précision. Leur produit phare s’appelle P50. P pour peeling, à faire pendant 50 jours.

 

Il était une fois la P50…

C’est en 1970 que le biologiste Yvan Allouche formule une lotion exfoliante, un cadeau pour sa femme Suzette, physiothérapeute. La classe, non ? Cette lotion est proposée ensuite aux clients de leur clinique à Paris. Et elle n'a qu'un seul but, donner des résultats. 

Durant le choc pétrolier de 73, une princesse arabe proposa même à Suzette de créer un pipeline entre les deux pays, du pétrole contre de la P50 ! Peu après cette création, Biologique Recherche naît.

En 2000, la P50 est reformulée par leur fils, le docteur Philippe Allouche. Il la décline en plusieurs formules selon les pays. P50 1970, P50V, P50W, P50T, P50 PIGM400, P50…

La volonté de Biologique Recherche était d’abord de créer un produit qui reconstruise l’épiderme. La peau s’exfolie naturellement (comme celle de certains lézards et serpents) mais ce processus ralentit avec l’âge. Le but ? Exfolier la peau de façon graduelle et douce tout en boostant l’hydratation et les fonctions protectrices de la peau grâce à des actifs protecteurs, purifiants et régulateurs.

Pour avoir de la P50, il faut avoir ses adresses. Chez Biologique Recherche rien n’est laissé au hasard et le conseil doit toujours précéder l’achat d’un produit. Ça rend fou mais vu l’offre produits, c’est terriblement intelligent.

 

Même pas cap’

Pourtant en 2012, en quittant Quiberon, je ne saute pas le pas. Je n'achete pas la P50. Je me dis que ce produit est probablement trop actif. Ma théorie ? Chaque peau est unique, on ne peut pas tout essayer et l’exfoliation est réservée à certaines personnes.

De plus, à l’époque, je suis fan du microbiote – les bonnes bactéries sur la peau – , et j’aurais préféré me rouler dans la boue plutôt que d’exfolier ma peau. L’idée de me décaper le visage me hérissait. Tout en suivant avec beaucoup d'intérêt l'évolution de cette superbe marque, je ne touche pas à la P50. Après tout, moi et mes cellules mortes vivions très bien ensemble.

 

P50 me voilà !

C’est en 2018, alors que je suis installée à Montréal, que je reprends le fil de la P50. A ce moment-là, je suis directrice marketing d’une marque de prestige et je rencontre Danuta Mieloch. Ok cela ne vous dit rien mais c’est une légende. Danuta est la créatrice de Rescue Spa à Philadelphie et à NYC, c’est la reine du skincare et… elle a largement contribué au succès de la P50.

Ce produit créé il y a près de 50 ans, d’une modernité affolante, déchaîne aujourd’hui les passions des journalistes beauté, influenceuses, célébrités, it girls et expertes. Les grandes prêtresses du skincare entretiennent le mythe; Aida Bicaj parle de “Jésus en bouteille”. Un produit qui vous donne tout simplement des airs de fœtus selon Jill Kargman du New York Times, alors me direz-vous, qu’est-ce qui se cache derrière cette potion-lotion? Danuta me le confirme : une exfoliation douce qui rétablit le PH acide de la peau et permet donc à notre flore de s’épanouir. C’est bon, je suis en paix avec mes bactéries.

A Montréal, c’est chez PH Santé (spécialiste en BR) que je saute le pas. Seulement, les années ont passé et on me recommande la P50 PIGM 400 pour les seniors. Après m’être éclipsée pour pleurer, je la prends. En même temps, je ne vais pas vous mentir, je commence à avoir des taches, eh oui j’ai 36 ans.

Je me lance. Moi, l’experte en skincare, je vais vous faire rentrer dans les backstages de la hype P50. Sur mon flacon d’un blanc perle irisé, je vois une écriture vintage doré. J’ai l’impression d’être dans un laboratoire scientifique des années 80. J’enfile mes gants en latex (eh oh, on se calme) je dévisse le capuchon religieusement. La P50 est connue pour son odeur vinaigrée (bref ça schlingue). Ce n’est pas le cas pour la P50 PIGM 400.

Sur un coton mouillé je verse la lotion et je tapote sur mon visage, cou et décolleté. Je commence par trois fois par semaine pour arriver graduellement à deux applications quotidienne, matin et soir, sur coton sec.

Le premier jour : ma peau est plus sèche que d’habitude. J’hydrate ! Le 4e, mes ridules du sourire se sont estompées et à mon cours de barre, je me regarde dans le miroir et j’ai un teint de porcelaine super glowy.

Au bout d’une semaine, pouf, plus de petits boutons sur le menton. Magique, ma peau est beaucoup moins sèche. Au bout d’un mois, mon teint est vraiment éclatant et la texture de ma peau est lisse et douce. Au bout des 50 jours, ma peau est beaucoup plus résistante et mon teint est plus uniforme.

Alors pourquoi ce culte ? Simplement parce que ce produit est très, très efficace. Alors essayez et vous vous convertirez. Bienvenue dans la secte P50 !

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